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mardi 16 février 2016

Esope : une vie en images

 

Du Pays d’Esope, de sa condition et de sa personne.

Il en faut croire Planude, Camerarius, et quelques autres, Esope naquit à Ammorius Ville de la Grande Phrygie. Il y en a qui le font Thracien, d’autres Samien. Il était Esclave et le plus difforme de tous les hommes. Il avait la tête en pointe, le nez plat, les lèvres grosses; Il était bossu par devant et par derrière. Il avait le ventre d’une grosseur prodigieuse, les jambes tortues et le teint si basané qu’il donna lieu a son nom, car Esope et Éthiopien c’est la même chose.
…Outre le malheur d’être l’homme du monde le plus contrefait, il avait encore une si grande difficulté à parler, qu’à peine pouvait-on entendre ce qu’il disait. C’était celui de ses défauts qui lui faisait, dit-on, le plus de peine : car d’ailleurs la beauté de son esprit l’aurait en quelque façon dédommagé de la figure hideuse de sa personne …
…Esope et ses Camarades sont conduits à Éphèse....lire la suite

Jean-Baptiste Oudry

Jean-Baptiste Oudry
Jean-Baptiste Oudry


Iconographie des fables de La Fontaine : Oudry

Jean-Baptiste Oudry, né à Paris le 17 mars 1686 et mort à Beauvais le 30 avril 1755, est un peintre et graveur français.
(Oudry et Cochin) – Jean-Baptiste Oudry avait, dans ses moments perdus, composé 276 dessins sur 245 sujets empruntés à La Fontaine3. Louis de Montenault les utilisa dans la magnifique édition qu’il publia des Fables de La Fontaine en quatre volumes de 1755 à 1759. Comme les figures d’Oudry n’étaient que de simples croquis, souvent incorrects, il les fit redessiner par C.-N. Cochin pour les graveurs, le chargea de diriger ceux-ci et de corriger leurs épreuves .
Les figures d’Oudry sont les plus grandes qui aient été jamais gravées par l’eau-forte et par le burin : elles ont 19 centimètres de hauteur et 14 centimètres de largeur. Pour en faire connaître la facture, nous en donnons quatorze réductions (hauteur, 14 centimètres ; largeur, 10 centimètres.
Oudry excellait dans la peinture des animaux à laquelle il s’était particulièrement appliqué. Ainsi, dans le Lion devenu vieux, il a composé un groupe où figurent les principaux animaux de La Fontaine : le Taureau, se battant les flancs de sa queue, donne un coup de corne au Lion qui rugit de douleur ; le Cheval, après lui avoir lancé une ruade, repose son pied à terre; le Loup tient sa gueule ouverte pour donner un coup de dent; l’Âne avance la tête pour voir ce qu’il pourra faire à son tour.
Pour les insectes et les petits animaux, Oudry s’est borné à remplir son cadre de motifs décoratifs ; dans la Cigale et la Fourmi, au lieu d’imiter Chauveau (figure 39), il place la scène sur une terrasse semblable à celle de Saint-Germain, y élève un beau vase sur un piédestal où deux enfants représentent Romulus et Rémus, puis attache à deux fûts de colonnes cannelées une tapisserie (dans le genre de celles qu’il faisait exécuter à la manufacture de Beauvais), où la Cigale s’approche de la Fourmi dans un bois touffu....